L’ikigaï, un outil pour redonner du sens au travail

Les salariés heureux sont 6 fois moins absents et 31 % plus productifs, d’après une étude de Harvard/MIT. Premier critère de bonheur au travail, avoir du sens dans ce que nous faisons. L’entreprise peut y contribuer pour une part. Mais le reste dépend de nous. Pour visualiser la cohérence de nos aspirations, chacun peut identifier son Ikigaï. Venu du Japon, ce concept permet de prendre une photographie à l’instant T de nos zones de plaisir, de nos compétences, de nos reconnaissances et de notre valeur ajoutée. Il offre une manière d’exploiter pleinement notre potentiel pour nous épanouir dans la vie.

L’ikigaï, une philosophie japonaise pour une vie heureuse et active

Ikigaï est un mot japonais signifiant « raison d’être, raison de vie ». C’est ce qui donne du sens à notre vie, ce qui nous fait lever le matin. Source d’énergie et de lumière intérieure, c’est aussi ce qui nous donne force et résilience.

C’est une philosophie de vie permettant de nous épanouir dans la vie tant professionnelle que personnelle. Nourri de nos expériences, il cartographie toutes les possibilités qui s’offrent à nous à l’instant T. Il met aussi en lumière nos alignements, nous permettant ainsi de faire des choix en conscience.

Il facilite une meilleure connaissance de soi en identifiant ses besoins, ses attentes, ses possibilités et ses valeurs.

Donner du sens à sa vie professionnelle

La forme occidentalisée de l’outil, symbolisée par le graphique avec ses 4 cercles, se concentre sur le versant professionnel : cerner le travail idéal, celui qui nous rendra pleinement heureux.

Il permet aussi de prendre conscience de ce pour quoi nous sommes appréciés. Car nous avons souvent tendance à occulter ces reconnaissances d’autrui.

L’objectif, quand on identifie sa raison d’être, c’est de s’épanouir dans son travail et de trouver une activité qui réunit les 4 éléments : nos compétences, le plaisir, la reconnaissance et l’apport au monde.

Les 4 domaines de l’Ikigaï

L’Ikigaï aborde 4 grands sujets :

  • Ce que j’aime faire dans la vie,
  • Ce pour quoi je suis doué,
  • Ce dont le monde a besoin,
  • Ce pour quoi je suis reconnu/payé.

On croise ensuite ces éléments pour identifier 4 zones :

  • La passion : ce que j’aime faire, et ce pour quoi je suis compétent,
  • La mission : mes zones de plaisir, et ce dont le monde a besoin,
  • La vocation : ce dont le monde a besoin, et ce pour quoi je suis reconnu,
  • La profession : ce pour quoi je suis doué et pour lequel je peux obtenir une reconnaissance.

Enfin, l’Ikigaï réunit les 4 grands domaines : ce que j’aime faire, dans lequel je suis compétent et reconnu et dont le monde a besoin. C’est la zone qui peut nous épanouir pleinement.

Une recherche personnelle et évolutive

Quand tous les éléments ne sont pas réunis, on peut avoir un sentiment d’inutilité, d’inconfort, d’incertitude ou de précarité. Dans ces moments-là, il est intéressant de faire ou de refaire l’exercice de l’Ikigaï pour trouver sa manière d’exploiter son potentiel.

Cette pratique est une introspection individuelle et personnelle. Comme elle recouvre de larges champs, elle est au croisement du bilan de compétences, de la relecture d’expériences, de la reconnexion avec ses rêves et de l’intime.

L’exercice est une photo au moment où nous le faisons. Il dépend de nos expériences passées. Il évolue donc au cours du temps.

C’est donc un exercice que chacun peut refaire régulièrement, notamment dans les périodes de flou ou de changement. Car il permet de faire le point et de visualiser son alignement avec ses compétences et sa zone de plaisir. C’est donc un outil fréquemment utilisé en coaching pour ceux qui recherchent du sens au travail.

Des pistes pour trouver son Ikigaï

Identifier son Ikigaï se fait en 3 phases :

1ère étape

On remplit chaque cercle, 1 par 1, en se posant des questions comme :

  • Qu’est-ce que j’aime faire ? Quelles sont les activités où j’ai du plaisir ?
  • Quels sont mes domaines de performance, de compétence ?
  • Pour quelles activités suis-je apprécié, reconnu ?
  • Quelles activités peuvent apporter du positif aux autres ? Quelle est ma valeur ajoutée ?

On n’hésite pas à piocher dans ses expériences. Pour les plus anciennes, on pourra se poser la question : est-ce que je voudrais vivre encore maintenant cette réalité ? Qu’est-ce qu’elle m’a apporté ou fait vivre que je voudrais encore ressentir ?

2ème étape

Ensuite, on croise les cercles 2 par 2 pour remplir les intersections : la passion, la mission, la vocation et la profession.

3ème étape

Enfin, on identifie son Ikigaï à la croisée des 4 cercles.

Discerner son Ikigaï peut se faire seul, mais il est souvent utile d’avoir un œil extérieur pour creuser les sujets et dépasser les blocages. C’est tout l’objet du coaching.

Vous cherchez du sens au travail ? Vous cherchez votre alignement personnel ? L’Ikigaï est un excellent outil pour visualiser votre niveau de cohérence et vos aspirations. Parlons-en !